les institutions
la citoyenneté
le foncier
Enseignement et formation
santé et politique sociale
l'économie
la fiscalité
la culture
l'environnement
l'aménagement du territoire
l'emploi et l'immigration
les relations extérieures
les médias
 
LES INSTITUTIONS
 

« Une communauté de gouvernement pour une communauté de destin »


« Les signataires des Accords de Nouméa ont décidé d’arrêter ensemble une solution négociée de nature consensuelle (qui) définit pour vingt années l’organisation politique de la Nouvelle-Calédonie et les modalités de son émancipation ».

Afin d’éviter toute ambiguïté, le Député Pierre FROGIER, au nom du RPCR, a déclaré à l’Assemblée Nationale : « la force majoritaire ne fera pas jouer sa majorité, en soulignant que le parti majoritaire (probablement le RPCR) s’obligeait à partager le pouvoir avec la minorité au Congrès, notamment avec les partis indépendantistes (FLNKS) ».

A cet effet, l’Union Calédonienne maintiendra ses efforts pour convaincre l’opinion publique de la nécessité de faire respecter cet accord, à commencer par un fonctionnement collégial du gouvernement, comme le prévoit l’Accord de Nouméa en son point 2-3 qui dispose que : « l’Exécutif de la Nouvelle-Calédonie deviendra un gouvernement collégial, élu par le Congrès …désigné à la proportionnelle ».

La recherche permanente du consensus doit être une constante dans l’ensemble des institutions et des collectivités du pays, a fortiori dans l’exécutif du pays dont le fonctionnement doit être collégial.
   
 
LA CITOYENNETE
 

« Corps électoral figé, fondement de la citoyenneté et de l’emploi local »

Après avoir reconnu « les ombres et les lumières de la période coloniale », la nécessité « de restituer au peuple KANAK son identité confisquée », l’Accord de Nouméa a acté « la pleine reconnaissance de l’identité KANAK et l’adoption de symboles identitaires exprimant la place essentielle de l’identité KANAK du pays dans la communauté de destin choisie », laquelle « se traduira par une citoyenneté calédonienne » conditionnée par un « corps électoral restreint » et conduisant notamment à « la protection du marché local de l’emploi ».

L’Accord de Nouméa dit par ailleurs de la citoyenneté « … il est aujourd’hui nécessaire de poser les bases de la citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie permettant au peuple d’origine de constituer avec les hommes et les femmes qui y vivent une communauté humaine affirmant son destin commun » qu’elle « fonde les restrictions apportées au corps électoral (…) ».

En conséquence, afin que ces dispositions entrent réellement en vigueur, l’Union Calédonienne :
- déposera très rapidement une proposition générale de loi du pays relative à « la mention du nom du pays (qui) pourra être apposée sur les documents d’identité (carte d’identité, passeport, permis de conduire, etc.), comme signe de la citoyenneté ».

Les personnes de « statut coutumier » étant incontestablement des citoyens du pays, le premier volet de la dite loi les concernera seules, en attendant que soit cernée la citoyenneté calédonienne des personnes de droit civil.

-continuera à exiger de l’Etat qu’il respecte sa signature de 1998 en rétablissant le corps électoral restreint et bloqué
, tel qu’il a été convenu et arrêté après accord entre les trois signataires.
   
 
LE FONCIER
 

« Terres coutumières et terres de droit commun »


Le point 1 du préambule de l’Accord de NOUMEA précise que : « … L’identité Kanak était fondée sur un lien particulier à la terre. Chaque individu, chaque clan se définissait par un rapport spécifique avec une vallée, la colline, la mer, une embouchure de rivière, et gardait la mémoire de l’accueil des autres familles ».

L’article 6 de la loi organique dispose que : « Le droit de propriété s’exerce en matière foncière sous la forme de la propriété privée, de la propriété publique et des terres coutumières ».

« Ces terre coutumières doivent être cadastrées pour que les droits coutumiers sur une parcelle soient clairement identifiés ».

L’Union Calédonienne considère que la revendication foncière doit être menée à son terme, donc que « la réforme foncière soit poursuivie ». La prise en compte de cette revendication doit être organisée afin d’éviter les conflits et leur utilisation à des fins contestables.

« Statut coutumier de la terre et sa mise en valeur »
« La terre outil de développement »


Les problèmes fonciers internes au monde Kanak doivent être réglés entre Kanak par palabres coutumiers et le Conseil coutumier tranche en cas de litiges en application de l’article 50 de la loi organique.

Le système foncier doit être stabilisé et organisé afin de favoriser le développement social et économique. Il doit permettre de garantir à la fois les droits de chacun et les investissements à long terme.

L’Union Calédonienne se battra pour la mise en œuvre des outils prévus par l’Accord de Nouméa :

-
Les fonds de garantie en terres coutumières,
- Les fonds de développement,
- Le cadastre général qui doit être réalisé

Comme le prévoit l’Accord, des baux de location devront être définis par le Congrès en accord avec le Sénat coutumier, et l’ADRAF devra disposer de moyens suffisants pour intervenir en zones suburbaines.
   
 
ENSEIGNEMENT ET FORMATION
 

« Une école pour quelle société ? »

« Les formations devront, dans leur contenu et leur méthode, mieux prendre en compte les réalités locales, l’environnement régional et les impératifs de rééquilibrage… ».

« Un programme de formation de cadres moyens et supérieurs, notamment techniques et financiers, sera soutenu par l’Etat… ».

La Nouvelle-Calédonie doit s’ouvrir à une démocratie véritable pour préparer son émancipation. L’école est le lieu privilégié de l’apprentissage de la vie en société, donc de la citoyenneté. Elle préparera à l’autonomie, au sens critique et à la tolérance.

Elle prendra en compte le caractère multiculturel de la société calédonienne, favorisera la réussite de chacun et le préparera à l’insertion sociale et professionnelle.

« Une politique éducative et de formation en adéquation avec les besoins du pays »

En conséquence, l’Union Calédonienne s’attellera à :

- une adaptation réelle des programmes, afin de les rendre plus attractifs, notamment par une prise en compte de l’identité calédonienne,
- ce que la scolarisation des enfants handicapés devienne une priorité indiscutable,
- l’aménagement des rythmes scolaires pour mieux prendre en compte les rythmes de l’enfant,
- la poursuite de la politique de développement des lycées et collèges d’enseignement général et d’enseignement professionnel,
- privilégier les filières porteuses d’emploi,
- promouvoir l’apprentissage de la citoyenneté,
- faire des internats de vrais lieux de vie et d’épanouissement scolaire, où on y propose de réels projets pédagogiques et d’animation,
- poursuivre l’implantation d’écoles de proximité et les ouvrir vers l’extérieur,
- renforcer les dispositifs d’appui aux élèves en difficulté (parcours de soutien), conçus non pas comme des dispositifs d’exclusion mais complémentaires de la mission de l’école,
- améliorer l’équipement de l’ensemble des établissements scolaires.
- généraliser les assemblées d’écoles et prendre en compte dans ces assemblées la situation sociale et culturelle de l’enfant, des représentants des coutumiers y participeront,
-traiter de manière égale l’enseignement public et l’enseignement privé, tous les deux assurant le service public,

« Valorisation des langues Kanak et océaniennes »

Le Français restant la langue véhiculaire, il importe que les langues Kanak soient objets et outils d’enseignement. A cet effet, l’Union Calédonienne préconise :

- la création de l’académie des langues Kanak, prévue dans l’Accord de Nouméa ,
- la formation de locuteurs et de formateurs,
- la généralisation de la prise en compte des réalités culturelles et linguistiques pour une meilleure réussite scolaire, condition nécessaire pour donner les mêmes chances à tous les citoyens et préparer une communauté de destin harmonieuse.
   
 
SANTE ET POLITIQUE SOCIALES
 

Le maître mot : « SOLIDARITE »

LA SANTE
 

L’égalité des citoyens dans l’accès aux soins doit devenir une réalité.

La couverture sanitaire sera élargie à tout le territoire de la Nouvelle-Calédonie, sans exception aucune, dans le sens où tous les citoyens ont droit à la même qualité de soins, où qu’ils se trouvent.

L’Union Calédonienne compte dans ce domaine, mettre en œuvre une véritable politique de prévention et d’éducation sanitaire, par le biais de réels programmes d’hygiène (eau potable, assainissement, électrification etc…) et de lutte contre certaines pathologies et fléaux, tels le rhumatisme articulaire aigu, le diabète, l’alcoolisme, la tuberculose, le sida, la drogue, etc…

L’hôpital public sera modernisé.

La construction d’un nouvel établissement hospitalier fonctionnel et moderne dans un environnement sain, en substitution au C.H.T « Gaston BOURRET » , est indispensable.

Des mesures concrètes (bourses avec affectations spéciales, aides financières, cursus universitaires préparatoires, formations spécifiques etc…) seront prises afin de faciliter l’accès de nos jeunes aux formations qualifiantes de médecins, d’infirmiers généralistes et spécialistes, d’auxiliaires de soins, etc...

Les campagnes de vaccinations seront intensifiées, afin de prévenir et d’éradiquer certaines maladies.

 
LE SOCIAL
   
 
« Mise en place de véritables politiques de prévention sanitaire »

En matière sociale, l’Union Calédonienne aspire à une véritable société, humaine et équitable, au sein de laquelle la solidarité doit s’exercer pleinement.

Dans cette perspective l’Union Calédonienne prendra les mesures suivantes :
-
généralisation des allocations familiales à tous les enfants,
- relèvement des retraites servies aux salariés du secteur privé et aux non-fonctionnaires du secteur public,

« Une politique volontariste d’accompagnement humain »

Mise en place d’une véritable politique d’accueil, d’accompagnement et d’insertion sociale au profit des handicapés, incluant une aide conséquente aux associations s’occupant d’handicapés :

- création d’équipements sociaux d’accueil pour les personnes âgées,
- relèvement des allocations vieillesse et des allocations aux handicapés,
- gratuité des transports publics,
- priorité à des logements sociaux adaptés,
- respect des obligations réglementaires faites aux administrations d’employer des personnes handicapées ,
- mise en place de mesures fiscales incitatives (primes, dégrèvements, …) pour l’emploi des handicapés,
- lancement de travaux d’amélioration de l’accessibilité dans la cité et adaptation des moyens de transports aux divers handicaps.

Concertation accrue avec l’ensemble des partenaires sociaux, pour plus de solidarité, de justice sociale, prenant en compte les devoirs et les droits de chacun.
   
 
L'ECONOMIE
 

« Pour une économie de marché viable »


L’article 211 de la loi organique dispose que : « le schéma d’aménagement et de développement de la Nouvelle-Calédonie exprime les orientations fondamentales en matière (…) de développement économique… », or ce schéma, cinq ans après la signature de l’accord n’a toujours pas été concrétisé.

L’Union Calédonienne inscrit donc en première urgence :


- l’élaboration du schéma d’aménagement et de développement économique.
- l’élaboration d’un schéma de mise en valeur des ressources minières prévu par la loi organique et qui demeure aussi une autre priorité d’intérêt général.

L’usine du Nord est une nécessité pour la politique de rééquilibrage et de rattrapage. L’Union Calédonienne est également favorable à l’extension à 75.000 tonnes de la production S.L.N et à la réalisation du projet du Sud, mais considère que les trois projets doivent s’intégrer dans une perspective de développement durable, respectueuse de l’environnement.

L’Union Calédonienne se battra pour que les intérêts du pays soient préservés dans les différents projets métallurgiques et pour que le patrimoine ne soit pas bradé.

L’industrie touristique, secteur plein de potentialités, n’arrive pas à décoller du fait d’une politique catastrophique conduite jusqu’à présent.

C’est pourquoi l’Union Calédonienne affirme que le développement de ce secteur passe par une politique coordonnée au niveau du pays, inscrite dans un schéma directeur qui reste à élaborer. Elle sera soutenue par des dispositions fiscales pour les investissements comme pour le fonctionnement.

« Une politique économique cohérente à l’échelle du pays »

Une politique énergétique contribuant à l’objectif d’autonomie et de rééquilibrage doit, elle aussi, s’inscrire dans une perspective de développement durable, notamment par la promotion des énergies renouvelables.

Le commerce et le secteur tertiaire, sont d’importants pourvoyeurs d’emplois pour une main d’œuvre pas ou peu qualifiée. En outre, la distribution et les services occupent une place considérable dans l’économie du pays, dans la mesure où ils atténuent les conséquences des fluctuations d’activités dans le secteur minier et dans les secteurs encore à développer, telle l’industrie touristique par exemple. Toutefois, l’ensemble des activités composant le secteur tertiaire, ne doit pas contribuer à pérenniser une économie de comptoir, mais être complémentaire au secteur productif et ainsi participer au développement.

Les PME-PMI et l’artisanat étant des secteurs créateurs d’emplois et concourant notamment à la lutte contre les monopoles, l’Union Calédonienne encouragera les initiatives dans ces domaines.

« Secteur tertiaire complémentaire au secteur productif »

Economie rurale

L’Union Calédonienne prend en compte les trois dimensions de l’activité agricole :

« Trois dimensions à l’activité agricole… »

- agriculture et élevage à vocation marchande,
- agriculture « mixte » (activité marchande et vivrière),
- agriculture d’ autoconsommation, ainsi que la forêt, la pêche et l’aquaculture.

La réalité est moins schématique et des passerelles existent entre les trois dimensions dans lesquelles on peut trouver les mêmes types de besoins, par exemple :

- développement de la formation et de l’information,
- diversification du tissu économique autour des pôles urbains,
- développement d’infrastructures pour la valorisation et l’écoulement,
- promotions des innovations,
-organisation des filières de production (production, collecte, transport, transformation, conditionnement, commercialisation) ,
- organisation des producteurs par filières.

« Le mieux vivre des populations… »

Le tout avec pour objectifs l’amélioration des performances, la création d’emplois, le « mieux-vivre » des populations, le maintien des populations rurales et l’installation des jeunes.

Pour atteindre ces objectifs, l’Union Calédonienne encouragera :

- l’exploration de nouveaux marchés,
- des productions de qualités labellisées,
- des structures nouvelles de transformation,
- l’innovation en terme de recherche et de développement,
- les aides à l’installation,
- l’accès au crédit.

 
LA FISCALITE
 
« Une fiscalité juste et moderne »

Une fiscalité est indispensable pour assurer le financement des investissements publics (routes, hôpitaux, écoles, etc…) et les salaires des personnels.

L’Union Calédonienne appliquera une fiscalité juste et moderne :

- juste, faisant appel aux facultés contributives de chacun, et réalisant une meilleure répartition des richesses,
- moderne, ne pénalisant pas, mais au contraire étant un moteur pour l’économie,

Or, le système fiscal actuel est injuste et archaïque.

Les accords de Matignon-Oudinot d’abord, celui de Nouméa ensuite, prévoyaient une réforme de la fiscalité.

La majorité RPCR-FCCI n’en a rien fait, préférant continuer de privilégier les plus riches, les mieux nantis, au détriment des plus démunis.

L’Union Calédonienne renforcera donc les impôts directs en faisant appel aux facultés contributives de chacun.

Elle diminuera les taxes et impôts indirects responsables d’inflation, de vie chère, d’injustice et de régression économique et sociale.

A cet effet :

-
une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sera instaurée, elle se substituera progressivement à la taxe sur les services, à la taxe générale à l’importation, à la taxe de base à l’importation et à certains droits de douane,
- sera créée une cellule de réflexion sur la législation fiscale et son évolution, avec l’assistance d’experts en la matière,
- seront taxées les prestations de service réalisées sur le territoire par des professionnels non durablement installés,
- une Contribution Sociale Généralisée sera instaurée,
- une fiscalité spécifique aux établissements financiers, modulée selon les investissements effectués dans le pays, sera appliquée,
- un système d’intégration fiscale sera mis en place, afin d’éviter les impositions en cascade aux sociétés qui ont des filiales,
- certaines taxes non rentables seront supprimées ou modifiées (taxe de reboisement, taxe d’ouverture tardive, taxe sur les licences de pêche professionnelles, etc…),
- des dispositions fiscales d’incitation à la participation des salariés au capital de leur entreprise seront développées et parfaites,
- des études seront menées sur la possibilité d’instaurer des plafonds sur les transactions immobilières relatives aux particuliers, au delà desquels un impôt sur les plus values sera appliqué,
- des barèmes seront fixés prenant en compte les incidences de l’inflation sur l’impôt sur le revenu des personnes physiques,
- un système de mensualisation de paiement de l’impôt sur le revenu avec suppression du décalage d’un an, sera mis en place,
- les exonérations de l’impôt sur les revenus des personnes physiques, liées aux assurances volontaires, seront augmentées,
- sera révisée la convention fiscale avec la France, par exemple, pour les sociétés dont le siège social est hors de la Nouvelle-Calédonie, par des modulations de l’application de l’Impôt sur le Revenu des Valeurs Mobilières suivant l’importance et la réalité de leurs investissements dans le pays,
- seront mises en place des conventions avec les pays limitrophes, tels l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ainsi qu’avec le Canada pour ce qui concerne les projets miniers.
   
 
LA CULTURE
 
« La communauté de destin ne doit rien renier de la culture et de l’histoire de chacune de ses composantes »

Le préambule de l’Accord de Nouméa a consacré la reconnaissance du peuple Kanak :

« … une civilisation propre, avec ses traditions, ses langues, la coutume qui organisait le champ social et politique. Leur culture et leur imaginaire s’exprimaient dans diverses formes de création ».

L’Accord a également reconnu l’existence et l’apport de ceux, nombreux, venus d’autres horizons et qui se sont « installés sur cette terre et y ont fait souche ».

Au nom de ces deux réalités, il convient de créer les passerelles indispensables entre les différentes communautés et les cultures qu’elles représentent, afin de construire durablement notre destinée commune.

L’Union Calédonienne s’engage à :

« Construire l’avenir suppose tout autant l’ouverture à l’autre que la fidélité à soi-même »

-
promouvoir la recherche sur toutes les langues Kanak, de manière à créer les instruments (dictionnaires, grammaires,…) de leur enseignement,
- créer un véritable service de l’inventaire du patrimoine culturel du pays, avec ses sections Patrimoine Kanak et Patrimoine Historique Calédonien,
- créer un Conservatoire des arts et techniques traditionnels,
- étendre le réseau d’équipements culturels : médiathèques, musées, bibliothèques… et développer la politique de lecture publique,
- créer un « passeport culture » permettant l’accès à certains spectacles, concerts et expositions pour les jeunes et les catégories sociales les moins favorisées,
- développer les enseignements artistiques et culturels à l’école,
- soutenir la création pluri-culturelle et l’innovation artistique : en créant un fonds d’aide à la création et à l’innovation artistique, en reconnaissant le statut d’artiste et en soutenant les créations par l’instauration d’un régime de droits d’auteur.
- sauvegarder notre patrimoine commun et le mettre en valeur,
- instaurer des journées de rencontres et d’échanges culturels à l’échelle du pays,
- développer l’Internet et le rendre accessible au plus grand nombre,
- mettre en place des quotas de production et de diffusion d’émissions locales et plus largement océaniennes à R.F.O, notamment en langues vernaculaires.
   
 
L'ENVIRONNEMENT
 

« Préserver l’héritage de nos enfants »

L’Accord de Nouméa dispose : « Un schéma d’aménagement et de développement de la Nouvelle-Calédonie qui doit exprimer les orientations fondamentales en matière d’infrastructures (….) d’environnement, de services d’intérêt territorial et de développement économique ».

Rien de tout cela n’a encore été mis en œuvre.

L’Union Calédonienne s’inscrit totalement dans les résolutions des conférences de RIO et de KYOTO sur l’environnement.

L’utilisation et le traitement des eaux, l’incidence environnementale de l’activité énergétique, sont au nombre des préoccupations de l’Union Calédonienne.

La prospérité économique ne doit pas être le seul objectif, nous aspirons tous à un environnement sain. Pour l’atteindre, nous devons élever la responsabilité collective au rang des priorités de notre société, par la mise en œuvre de programmes éducatifs de sensibilisation au respect et à la protection de l’environnement.

« Elever la responsabilité collective au rang des priorités de notre société »
« Un soutien actif aux campagnes de sensibilisation… et aux associations »

L’Union Calédonienne s’engage à mettre en œuvre une politique soutenue de défense du milieu naturel dont nous sommes tributaires, particulièrement par :


- une réelle prévention des feux de brousse et une répression accrue,
- une gestion meilleure des déchets ménagers et industriels,
- l’épuration des effluents ,
- une limitation des émissions d’oxyde de carbone,
- la maîtrise de l’utilisation des pesticides et des engrais, afin d’en limiter l’impact,
- la mise en place de normes biologiques,
- la généralisation d’une éco-taxe pour la préservation de l’environnement, en retenant néanmoins le principe du « pollueur/payeur »,
- une maîtrise de la consommation énergétique,
- un soutien accru au programme de protection de nos forêts et des espèces végétales et animales, pour la plupart endémique, qu’elles recèlent,
- un soutien actif aux campagnes de sensibilisation menées dans le domaine de l’environnement, ainsi qu’aux associations oeuvrant dans ce domaine,
- un accompagnement des communes dans l’élaboration de leur plan d’urbanisme directeur,
- un concours aux opérations de mise en œuvre d’opérations de revégétalisation de sites miniers et de réhabilitation des milieux naturels dégradés.
   
 
L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
 

« Un schéma d’aménagement au service du rééquilibrage et des politiques harmonisées pour le Pays »
« Des schémas cohérents au service du développement économique et au bénéfice de toute la population »

« Le schéma d’aménagement et de développement de la Nouvelle-Calédonie, exprime les orientations fondamentales en matière d’infrastructures, (…) d’environnement, de services d’intérêt territorial et de développement économique…., il veille à un développement équilibré du territoire…… ».

Des schémas directeurs ont été prévus dans l’Accord. Ils doivent contribuer au rééquilibrage, un des maîtres mots de l’Accord de Nouméa.

Nous les mettrons en œuvre :

- les efforts en matière de réalisation d’infrastructures et d’équipements collectifs seront soutenus, notamment dans les provinces Nord et Iles,
- les programmes de construction de logements seront accélérés afin de satisfaire les besoins de la population et d’impulser une dynamique dans le secteur du bâtiment et des travaux publics,
- un effort particulier sera consenti pour une couverture globale du pays en termes de télécommunications, tendant à fournir les mêmes avantages, aux mêmes prix, à l’ensemble de la population,
- une véritable politique de maîtrise énergétique et hydraulique sera mise en œuvre, d’où la création d’un fonds d’hydraulique rurale (F.H.R) à l’image du fonds d’électrification rurale (F.E.R),
- des dispositions concrètes seront prises pour le désenclavement des populations les plus isolées, Tiga, ou Belep, et certaines tribus de la Grande Terre.


 
L'EMPLOI ET L'IMMIGRATION
   
 
« Maîtriser les flux migratoires pour définir le Peuple de demain »
« Protéger l’emploi local par l’instauration de la citoyenneté calédonienne »

« Pour les salariés du secteur privé et pour la fonction publique territoriale et communale, une réglementation locale sera définie pour privilégier l’accès à l’emploi des habitants».

« La Nouvelle-Calédonie peut également prendre des mesures visant à restreindre l’accession à l’exercice d’une profession libérale à des personnes qui ne justifient pas d’une durée suffisante de résidence ».

« La Nouvelle-Calédonie est compétente dans les matières suivantes au travers de lois du pays :
- accès au travail des étrangers,
- règles relatives à l’accès à l’emploi dans le cadre de la protection des demandeurs d’emploi Néo-Calédoniens ».

Afin de faire aboutir ces dispositions, l’Union Calédonienne compte tout mettre en œuvre pour maîtriser le flux migratoire qui aggrave la colonisation de peuplement et permettre ainsi de lancer une véritable politique de formation et d’emploi local.

Aucune disposition n’ayant été prise depuis la signature de l’Accord de Nouméa, l’Union Calédonienne déposera une proposition de loi du pays visant à réserver les emplois aux Néo-Calédoniens, à compétence égale.
   
 
LES RELATIONS EXTERIEURES
   
 
« Pour un exercice effectif des compétences dévolues à la Nouvelle-Calédonie »

L’Accord de Nouméa en son point 3-2-1 dispose : « […] le cheminement vers l’émancipation sera porté à la connaissance de l’O.N.U. La Nouvelle-Calédonie pourra avoir des représentations dans des pays de la zone Pacifique et auprès de ses organisations et de l’Union Européenne. Elle pourra conclure des accords avec ces pays dans les domaines de sa compétence. Une formation sera mise en place pour préparer des Néo-Calédoniens à l'exercice de responsabilités dans le domaine des relations internationales ».

L’émancipation du pays passe notamment par la qualité de ses interdépendances, donc du choix de ses relations extérieures.
Nos efforts diplomatiques doivent tendre à améliorer nos relations avec les organisations régionales et internationales.

Au plan des relations régionales , il est impératif de consolider nos liens avec :
- les pays composant le Forum des Etats membres du Pacifique,
- d’impulser une dynamique nouvelle à nos relations avec les autres pays de la région Asie-Pacifique.

Cette dynamique se traduira par une amélioration notable des :
- échanges culturels,
- conventions de formations,
- échanges commerciaux, etc.…

En termes de relations internationales, les liens et les contacts avec l’Organisation des Nations Unies et les « Pays Non Alignés » seront consolidés.

A l’instar de la Polynésie, une délégation permanente sera installée auprès de la Communauté Européenne, pour le suivi et la défense des intérêts du pays.

« Un partage de souveraineté avec la France, sur la voie de la pleine souveraineté… »

L’Accord de NOUMEA dispose que :

« […] Il convient d’ouvrir une nouvelle étape, marquée par la pleine reconnaissance de l’identité Kanak, préalable à la refondation d’un contrat social entre toutes les communautés qui vivent en Nouvelle-Calédonie, et par un partage de souveraineté avec la France, sur la voie de la pleine souveraineté […] ».

C’est dans ce cadre, n’ayant en rien renié ses objectifs, que l’Union Calédonienne entretient des relations extérieures spécifiques pour la reconnaissance internationale et le soutien à la revendication de souveraineté du pays.
   
 
LES MEDIAS
   
  « Pour une expression pluraliste large et un débat démocratique réel »

« Une convention pourra être conclue entre le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et la Nouvelle-Calédonie pour associer celle-ci à la politique de communication audiovisuelle ».

Cette disposition de l’accord, n’a pas encore vu le jour.

La liberté de la presse est pour nous, un principe intangible. La communication et l’information font partie des nécessités du monde moderne, nous les soutiendrons et les développerons.

La presse d’information doit être pluraliste ; nous apporterons des garanties à l’exercice du métier de journaliste.

Il est également nécessaire de redéfinir les objectifs et les orientations de R.F.O, qui doit refléter la diversité culturelle et les spécificités du pays.

Cela implique le développement d’émissions du pays et de la région, et la fixation de quotas de leur production et de leur diffusion.
   
 
 
   
   
   
   
     
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