PAR PASCAL DOUY NAOUNA, PRESIDENT DE L'UNION CALEDONIENNE
   
 
Le 9 mai prochain, les électrices et électeurs Calédoniens auront à renouveler leurs représentantes et représentants aux trois assemblées de Province et donc au Congrès de la Nouvelle-Calédonie.

Ces élues et élus devront à leur tour, désigner les membres du gouvernement collégial du Pays ; de tout le Pays.

C’est dire que la prochaine échéance électorale est déterminante pour l’application enfin intégrale de l’Accord de NOUMEA signé le 5 mai 1998 après de longs mois, de négociations souvent difficiles avec les deux autres signataires : l’Etat et le RPCR.

L’Union Calédonienne qui célèbre actuellement un demi siècle de lutte politique a largement contribué à l’élaboration de cette solution consensuelle négociée car elle « ouvrait une nouvelle étape, marquée par la pleine reconnaissance de l’identité KANAK, préalable à la refondation d’un contrat social entre toutes les communautés qui vivent en Nouvelle-Calédonie et par un partage de souveraineté avec la France sur la voie de la pleine souveraineté (…) l’avenir devant être le temps de l’identité dans un destin commun ».

Depuis 50 ans, l’U.C propose l’égalité et la fraternité dans la vraie liberté d’exister pleinement, afin de construire tous ensemble un pays nouveau sur des bases nouvelles pour une communauté de destin unique.

Cet engagement premier et constant s’est traduit par la volonté des Kanak à partager avec les non Kanak leur droit à l’autodétermination, que ce soit avec la notion de « victimes de l’histoire » à Nainville-les-Roches en 1983, ou encore en figeant le corps électoral à l’Accord de Matignon en 1988, qui sera la référence en 1998 pour l’Accord de Nouméa, définissant ainsi « la population concernée » appelée à déterminer l’avenir du pays.

C’est cela l’esprit et la lettre de l’Accord de Nouméa qui nous régit pour plus de 10 ans encore, c’est pourquoi j’invite chacune et chacun à en relire le préambule et le document d’orientation.

Contre vents et marées, et bien souvent seule, l’Union Calédonienne a tout fait pour que cet accord soit honnêtement et fidèlement respecté.

Malheureusement, quelques égarés, anciens compagnons de lutte pour l’émancipation qui, sous le sigle FCCI se prétendent encore aujourd’hui d’obédience indépendantiste, sont venus faire acte de soumission au RPCR, deuxième signataire local, cautionnant le dévoiement de l’Accord de NOUMEA.

L’Union Calédonienne ne doute pas que les électrices et les électeurs sauront remettre les choses et les personnes à leurs vraies places, car aujourd’hui comme hier, la compromission fait le lit des graves dévoiements de l’Accord de 1998.

La constitution « de l’identité de la citoyenneté dans un destin commun » n’est pas le reniement de sa propre identité, qu’elle soit individuelle, communautaire ou politique…, c’est même tout le contraire.

C’est pourquoi, l’Union Calédonienne, se propose comme une alternative à tous ceux qui, au pouvoir, ont contribué au dévoiement de cet accord, et présentera à vos suffrages des candidates et des candidats dont les engagements le respecteront.

A cet effet, chers citoyennes et citoyens, vous trouverez exposées ci-après les idées forces de notre programme pour les 5 années à venir.

Bien Citoyennement Votre.

PASCAL DOUY NAOUNA, Peésident de l'Union Calédonienne
   
 
 
     
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