| Né
en 1936 à Tiendanite (HIENGHENE), il reçoit
une éducation religieuse jusqu’en 1947
à la mission catholique de CANALA.
Il entre au petit séminaire de Païta en
1947, puis effectue son noviciat à l’Ile
des Pins. En 1965, il est ordonné prêtre
à Hienghène, mais exerce son ministère
à la cathédrale de Nouméa.
De 1968 à 1970, il séjourne en France
où il suit les cours de l’institut de
sociologie de la faculté catholique de LYON.
En 1970, il s’inscrit en ethnologie à
l’Ecole Pratique des Hautes Etudes de PARIS,
il rédige une thèse sur « les
fondements et la portée de l’identité
culturelle des Mélanésiens »,
qui n’aboutira pas sur le plan académique.
En revanche, la réflexion qui le sous-tend,
l’amène à son retour en Calédonie
en 1972 à abandonner la prêtrise pour
jouer un rôle actif dans les affaires culturelles
du pays. Il fait aussi la promotion de « l’association
féminine pour un souriant village mélanésien
» initiée par Madame Scholastique PIDJOT.
Toujours passionné de questions culturelles,
il est le concepteur et l’organisateur avec
Jacques IEKAWE du festival « MELANESIA 2000
» en septembre 1975 qui permit, pour la première
fois, la manifestation du fait culturel mélanésien
et la prise de conscience par la communauté
autochtone de constituer l’élément
central de la personnalité collective néo-calédonienne.
Membre de l’Union des Indigènes Calédoniens
Amis de la Liberté dans l’Ordre (U.I.C.A.L.O),
il est élu maire de Hienghène en 1977.
Il devient vice-président de l’Union
Calédonienne lors de son huitième congrès.
En 1979, il est élu conseiller territorial
du Front Indépendantiste dont il est un des
leaders.
En juin 1982, il devient vice-président du
conseil de gouvernement de Nouvelle-Calédonie,
il le demeura jusqu’au 18 novembre 1984, jour
du « boycott actif » des élections
territoriales par les indépendantistes.
Le 24 septembre 1984, date de la création du
FLNKS, Jean-Marie TJIBAOU est placé à
sa tête. Il devient président du gouvernement
provisoire de Kanaky le 1er décembre 1984,
lors du premier congrès du FLNKS à la
Conception.
Le 05 décembre 1984, il perd deux de ses frères
qui comptent parmi les dix victimes assassinées
dans l’embuscade de Tiendanite. Il demande malgré
tout la levée des barrages.
En 1985, il devient le président de la région
Nord, collectivité locale issue du statut FABIUS
/ PISANI.
Peu après le drame d’OUVEA lors duquel
19 indépendantistes perdirent la vie, Jean-Marie
TJIBAOU participe à PARIS à des négociations
tripartites avec l’Etat et le RPCR, qui aboutirent
à la signature des accords de MATIGNON.
Le 04 mai 1989, il est abattu à OUVEA par un
fanatique indépendantiste en même temps
que son fidèle compagnon Yeiwéné
YEIWENE. |